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Gilles LANIO
18 mars 2026
Le piégeage du frelon à pattes jaunes au printemps

Le piégeage du frelon à pattes jaunes au printemps

Pour limiter au maximum le développement du Frelon à pattes jaunes, il est nécessaire de capturer le plus de fondatrices pour limiter le nombre de nids. Un nid de frelons consommera dans une saison de 11 à 20 kg d’insectes suivant sa taille, dont une très grande partie de pollinisateurs. Il est aussi un gros consommateur de fruits et représente un danger pour l’homme qui malheureusement peut se faire piquer par celui-ci. En sortie d’hiver, nous nous trouvons uniquement en présence de reines fécondées qui vont commencer à nidifier.

Piégeage : où, quand, comment.

Dès que la température approche les 15° et que l’anticyclone s’installe de manière durable nous garantissant du beau temps pour plusieurs jours, il est temps de penser à piéger les fondatrices. A cette période de l’année les fondatrices qui sortent d’hibernation sont à la recherche de nourriture et d’un emplacement pour construire le nid primaire, celui-ci sera toujours construit à l’abri des intempéries.

Le piège devra être placé uniquement dans un endroit où la reine ira s’alimenter. L’alimentation de celle ci est à base de glucide, qu’elle prélève le plus souvent sous la forme de nectar dans les fleurs.

Choisir un arbuste ou un arbre qui naturellement attire les pollinisateurs : abeilles, bourdons, papillons… Si vous êtes face à un arbuste de type cotonéaster horizontalis suspendez le piège juste au dessus des fleurs, jamais à l’intérieur du buisson. Pour un arbre le piège devra être placé en périphérie, là où il y a des fleurs. La hauteur importe peu, comme l’emplacement ; les pollinisateurs ne regardent pas s’ils butinent côté nord où sud ils visitent intégralement l’arbre, le frelon aussi.

Si vous avez connaissance que par le passé il y a eu un nid dans un arbre, sachez que vous vous trouvez dans à un secteur propice à la nidification du frelon. Dans ce cas étudiez les lieux, l’arbre qui a accueilli le nid n’étant pas le plus souvent un arbre qui a donné du nectar au tout début du printemps, il ne sera pas bon pour recevoir un piège, par contre dans un rayon de 80 mètres autour recherchez les endroits où la reine pouvait s’alimenter et placez y un piège.

Pour l’apiculteur, le rucher est un endroit idéal pour capturer un grand nombre de fondatrices. En effet celles-ci s’introduisent très discrètement dans les ruches pour prélever du miel sur les cadres de rives. En général elles choisissent les colonies les plus faibles pour éviter tout affrontement avec les abeilles.

Pour une bonne dizaine de ruches un seul piège suffit, il devra être suspendu entre deux ruches, un peu plus haut que la planche d’envol. Ne pas mettre le piège plusieurs mètres devant les ruches, c’est moins bon. Les reines ne font pas de tourisme, elles n’ont pas de temps à perdre surtout si elles ont un nid primaire, leurs larves pouvant se refroidir le temps de leurs absences.

Etre le plus efficace.

La multiplication du nombre de piège n’est pas un gage de réussite. Les fondatrices piégées libèrent des phéromones qui attirent d’autre fondatrices et ainsi de suite. Ne pas mettre de piège dans un hangar, dans un tas de bois…ce sont des lieux de nidification et non de restauration. Lorsque la météo se dégrade, perturbations océaniques qui se suivent…le piégeage n’est plus efficace, attendre le retour de l’anticyclone et la remontée de la température pour de nouveau capturer les fondatrices. Les frelons ont le même comportement que les pollinisateurs : Il fait beau, ils sortent, il ne fait pas beau, ils restent à l’abri. Un piège placé au sud verra son breuvage se dégrader plus rapidement : Evaporation plus rapide de l’alcool, fermentation…bref il devient plus rapidement moins attractif pour le frelon et nécessite plus de suivi. Faire attention lors de l’entretien du piège, le nettoyage doit se faire de manière sommaire afin de laisser le maximum de phéromones déposées par les frelons, l’idéal est de laisser dans la mesure du possible quelques frelons.

Types de pièges et appât.

Il existe un grand nombre de pièges sur le marché tous plus ou moins efficaces et à des prix parfois élevés. Il faut faire la différence entre les pièges qui capturent bien l’été, mais par contre qui ont un rendement très faible au printemps. Les pièges de type nasse, très sélectifs, sont très performants l’été et l’automne, mais capturent peu de fondatrices au printemps. On peut trouver un exemple sur le sujet dans un document réalisé par l’ITSAP et le muséum en novembre 2021: colloque en ligne, lutter contre le frelon asiatique. Page 14 les chiffres sont édifiants. Piège nasse, pour 300 relevés 19 frelons capturés, soit 0,06 par piège, et dans le même temps on capture 75 frelons dans un piège bouteille non sélectif. Le débat sur le type de piège est sans fin concernant la sélectivité, l’idéal étant de capturer le plus de fondatrices tout en préservant le maximum d’insectes non ciblés. Il faut avoir à l’esprit qu’un nid de frelon consommera des dizaines de millier d’insectes et peut aussi s’avérer très dangereux pour l’humain.

L’appât devra être le plus attractif, il faut savoir que l’alcool est un répulsif pour les pollinisateurs, mais pas pour le frelon. Un breuvage très employé est constitué de 1/3 de vin, 1/3 de bière et 1/3 de sirop, le nectar de banane donne de bon résultat mais se dégrade rapidement sous l’effet de la chaleur.

Répartition et nombre de pièges sur un territoire.

La répartition du nombre de pièges et leurs emplacements sont des points très importants qui méritent la plus grande attention. Il faut se mettre dans la peau de la reine de frelon, de quoi a-t-elle besoin ? Le gite et le couvert sont les éléments primordiaux qui feront qu’elle arrive ou pas a amener son nid primaire jusqu’à l’apparition des premières ouvrières qui se chargeront du développement de la colonie, la reine dès lors se consacrera à la ponte. Le gite en question est tout simplement un abri, une cavité…qui peut recevoir le nid primaire, c’est un endroit où il ne pleut pas. Un nichoir à oiseau, une cabane, un parpaing creux…la liste des possibilités est très grande. Le deuxième point très important concerne les ressources alimentaires qui doivent être abondantes et le plus proche du nid. En campagne la possibilité est vite limitée, les grands bois, les champs le plus souvent sont des déserts verts où les ressources nectarifères sont rares, donc peu propice à l’installation d’un nid primaire.

Par contre la présence d’un rucher est vraiment un lieu idéal pour l’installation d’un ou plusieurs nids primaires. Il n’est pas rare de trouver un nid primaire sous une ruche, dans un parpaing ou une ruchette laissée vide. L’apiculteur devra veiller à piéger dès le début du printemps et surtout ne pas attendre d’en voir pour réagir. Les villes, villages, hameaux sont des lieux de prédilection pour le frelon à pattes jaunes. Les abris sont légion et les ressources alimentaires bien souvent très importantes. Les reines de frelons ont en général peu de distances à parcourir pour trouver des fleurs sur lesquelles elles trouveront le nectar dont elles ont besoin et au passage un insecte qu’elles captureront pour alimenter en protéine leurs larves. Dans les secteurs où il y a beaucoup de jardins les uns à la suite des autres, des parcs… ce sont des lieux où l’on trouvera la plus grande densité de nids. La répartition du nombre de piège devra être dès lors plus importante, si pour une reine dans un rayon d’une centaine de mètre elle trouve tout ce dont elle a besoin pour mener à bien le développement de son nid primaire, elle ne se hasardera pas plus loin et donc ne se fera pas prendre.

Conclusion.

Je commence à piéger lorsque la température approche les 15°, vers la fin mars.

Je place mon piège là où la fondatrice de frelon à pattes jaunes doit s’alimenter.

Je porte la plus grande attention au territoire afin de déterminer le meilleur maillage afin de ne pas laisser de zones sans piégeage.

Je veille au suivi et à l’entretien du piège, surtout lors de forte chaleur.

J’arrête et retire mon piège vers la fin mai, les fondatrices à partir de cette date se consacreront à la ponte et ne sortiront plus.

Pour une bonne efficacité il faut tout un réseau de personnes motivées et bien organisées.

Gilles LANIO, API 56 Abeilles et biodiversité

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